Tu te souviens, c'était ce 28 décembre... tu m'as emmenée à Paris. Paris la ville où tout est folie, où tout est joie de vivre, où tout est fête. Tu te souviens ce jour là, je n'étais pas très bien, tu faisais tout pour me plaire, me faire rire. Les monuments de la plus belle ville du monde défilaient sous mes yeux, le ciel étoilé les rendaient plus beaux encore. Notre chemin nous guidaient vers la Grande Dame de fer. Un bouquet de roses rouges dérobé que tu m'as tendu en souriant, je ne comprenais pas. Les lumières de la tour eiffel brillaient sous mes yeux émerveillés. Les étages défilent, nous voilà arrivés au sommet. C'est à ce moment là que j'ai compris, mon coeur battait la chamade. Qui était le plus ému à ce moment là, je ne sais pas. Toi à genoux, les yeux brillants, les cheveux en bataille comme je les aime. Tu as pris ma main, légèrement et m'a dit des mots si tendres... La femme de ma vie, avoir des enfants... et la phrase, la fameuse phrase : veux tu m'épouser?
L'émotion à son comble. Je n'ai que 17 ans, je ne songe pas encore au mariage, aux enfants, au foyer... Surpris de ne pas me voir réagir, tu t'es relevé et m'a regardé tristement. Au fond de toi tu savais ma réponse. La magnifique bague est tombée à terre. Les larmes ont jailli sur ton visage. Il ne te restait de moi qu'un "non". Je me suis enfuie en lui criant de me pardonner. Ce jour là, j'ai fait la plus belle erreur de ma vie, mais je ne le savais pas encore.
4 années passent. On est amis, rien de plus, rien de moins. J'ai fait les études que je souhaitais. Ecoles prestigieuses, études longues. A cette vie parfaite, il manquait cependant le principal : l'amour. Certes il y'a eu des aventures, des histoires de passage, 1 mois, 2 mois et puis basta.Toi tu as réussi ta vie, sans prétention. Le coeur à nouveau pris par une très belle jeune fille. Vous êtes le couple parfait. Si tu savais comme je la hais déjà...Il y'a dans son air, cette impression que tu sois sa propriété, et je ne le supporte pas. Je me rend alors compte que tu me manques, mais c'est trop tard. TU es heureux, tu l'aimes pour quoi tout gâcher? Je me m'enferme dans le silence.
Et puis un jour d'Avril, une enveloppe dont tu es l'expéditeur. Tu m'annonces avec joie ton mariage. Evanouissement. Pompiers. Hôpital. Te voilà à mon chevet. Tu as compris en voyant le faire-part de mariage dans ma main. Je reste de marbre, ne voulant pas gâcher ta joie. Tu me fait promettre que je serai là. La porte se referme sur mes larmes.
26 Mai. Jour du mariage. Comme je la hais, remontant cette allée afin de le rejoindre. Elle porte ma robe de mariée, ma bague de fiançaille, mon voile. Elle avance avec grâce vers l'homme que j'aime. Arrivée à sa hauteur, mon coeur ne bat plus. "Si quelqu'un s'oppose à cette union, qu'il parle ou qu'il se taise, à jamais". Il m'a regardée dans les yeux, l'air de dire : c'est bien ça que tu veux?. Je n'avais plus la force de parler. Je me suis tût, à jamais... Son "oui, je le veux" a atteint mon coeur en plein fouet. Deux perles coulent le long de mon visage.
C'est peut être le jour d'un mariage, ce sera aussi celui de mon enterrement. Adieu mon amour...
Adeline